Jeudi 25 août 4 25 /08 /Août 13:59

SADI 1Situation Politique du Mali – CIRCULAIRE N°002/08-2012 du Parti SADI. CIRCULAIRE N°002/08-2012

Le Bureau Politique du Parti Solidarité Africaine pour le Démocratie et l’Indépendance (SADI)

Aux Coordinations et Sections du Parti

La présente circulaire a pour objet d’informer toutes les militantes et tous les militants du Parti SADI sur la situation qui prévaut actuellement dans notre pays. Cette circulaire doit être lue et commentée au niveau des structures du Parti afin de préparer et mettre en œuvre les dispositions pratiques qu’exige l’environnement politique actuel de notre pays. La politique néolibérale et antinationale conduite par le gouvernement mis en place par le Président Amadou Toumani Touré est basée sur la fraude, la corruption, le viol de la Constitution et des institutions, la déréglementation des mécanismes de contrôle, de suivi et de supervision d’exiger la bonne gouvernance et le système de démocratie véritable.

Face à cette situation nous apportons à nos militantes et les militants les certitudes suivantes : des points suivants :

  1. La Déclaration de Politique Générale du Gouvernement (DGP): Ce gouvernement du Premier Ministre Mariam Kaidama SIDIBE, constitué au lendemain de la démission arrangée et fourchue de Modibo SIDIBE, a soumis sa DGP à l’Assemblée Nationale dominée par une majorité soumise. Nos représentants à l’Assemblée Nationale, Honorables Oumou Coulibaly, Honorable Dr Oumar Mariko et Honorable Moussa Coumbéré, ont apporté tous les arguments objectifs pour démontrer à leurs homologues et à l’opinion nationale que cette politique qui sera entreprise par le Premier Ministre n’est qu’une copie de la désastreuse DPG de son prédécesseur qui promettait de faire du Mali un pays émergeant avant 2012. Quel niveau de paupérisation a-t-il légué à son successeur ! Nous savons tous que la politique qui sera entreprise par Mme la Premier Ministre ne contribuera pas à améliorer les conditions de vie des maliens qui restent centrées sur la santé, l’éducation, la justice, la lutte contre la corruption, la gestion transparente et la réduction du train de vie de l’Etat. Elle vient pour jouer un rôle et jeter quelques appâts à ceux qui la soutiennent et retourner à son business. Nos députés, pour manifester leur désapprobation et éviter d’être complices de cette trahison envers notre Peuple, ont abandonné la salle au moment du vote. Les députés qui l’ont votée seront les seuls responsables de cette liquidation continue de notre économie et de cet entêtement à persister dans la démarche économique néolibérale en liquidant littéralement notre économie nationale et en abandonnant notre souveraineté.
  2. Le projet de révision constitutionnelle : ce projet a été soumis à l’Assemblée nationale sans débat au niveau de notre Peuple. Cette révision a été préparée, négociée au niveau de l’Assemblée pour qu’elle passe comme une lettre à la poste et sans que notre peuple y comprenne grand-chose. C’est sans compter avec la détermination de nos députés qui ont apporté l’argumentaire scientifique, historique, et politique montrant l’inopportunité de cette reforme surtout en ce moment ou notre pays prépare des élections générales. Il est démontré que le Président Amadou Toumani Touré prépare un vaste scenario pour sa succession et a confié un rôle à chacun des acteurs politiques qui le soutiennent. Une grande simulation se prépare mais la clef de réussite de cette manœuvre c’est la précipitation et l’impréparation et l’intimidation des formations et acteurs politiques pour qu’ils avalisent sans broncher cette reforme concoctée par le Président de la République.
    La majorité des personnes qui ont été aux différentes écoutes à l’Assemblée Nationale du Mali ont dit leur désaccord concernant aussi bien la procédure, le contenu que le timing. Tout a été fait de façon unilatérale et anti-démocratique. Aussi bien la classe politique, la société civile, le barreau, les syndicats, tous ont émis des réserves contre la reforme constitutionnelle telle qu’emmanchée. Nous allons continuer la lutte qui ne fait d’ailleurs que commencer. Nous devons mobiliser tous nos militants, toutes les personnes préoccupées par l’avenir de ce pays. Nous devons construire un large front de résistance et de riposte pour que le Peuple ne soit pas entrainé dans ce processus alors que les priorités sont ailleurs.
    Le Président Cheick Oumar SISSOKO disait récemment que « nous avons une classe politique sans âme. Toute honte bue, ils auraient dû se taire et voter avec les deux mains, comme ils ont eu à le faire. Les déclarations des députés de la majorité ont étonné plus d’un eu égard au caractère assez limité de leurs analyses. ATT ne s’est pas révélé un bon stratège. Il a trouvé devant lui un espace vide. Il a vaincu sans périr. Les partis politiques de la majorité ont montré leur cécité politique. Avec ce vote, ils viennent d’ouvrir une voie royale pour ATT, qui va présenter son candidat.
    La nouvelle constitution nous donne un Président de la République qui n’a pas besoin de consulter la majorité parlementaire pour designer un premier ministre. Il faut vraiment un candidat indépendant pour avoir cette option. C’est l’aboutissement d’une stratégie qui a été savamment montée par ATT qui se révèle quand même extrêmement rusé. ATT est en train de nous préparer un despote à la Présidence de la République. Mais, le Peuple est là. Il a parlé par la voix de Dr Oumar Mariko, député de l’opposition et par la voix de Gossi Drameira de la majorité présidentielle. Mais, il n’a pas dit son dernier mot ».
  3. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) : Depuis février 1990, à la fin de la Conférence nationale du Bénin, certains pays africains se sont employés à trouver des mécanismes capables de garantir la transparence des élections. Les Commissions Electorales Nationales Indépendantes (CENI) apparaissent ainsi comme une panacée pour obtenir des élections justes, honnêtes et transparentes. Ces commissions qui doivent être indépendantes de l’exécutif constituent une réponse au refus des partis politiques d’opposition et de la société civile de confier l’organisation des élections au gouvernement en place, compte tenu des griefs formulés contre l’administration jugée partisane et cherchant toujours à maintenir le pouvoir en place par des manœuvres frauduleuses. Un accord est généralement trouvé dans tous les pays pour qu’on accorde un tiers (1/3) des sièges au Pouvoir ou à la mouvance présidentielle, un tiers (1/3) à l’opposition et un tiers (1/3) à la société civile – les formations politiques disposant ainsi des 2/3 de la commission. Depuis quelques années, le gouvernement du Mali cherche à limiter le rôle de l’opposition dans cette structure dont le rôle principal est la supervision et le suivi du processus électoral afin d’en garantir la crédibilité, la transparence et la sincérité.
    Pour les élections qui se préparent (en 2011 referendum de ATT et 2012 élections législatives et présidentielles), le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales soutenue par la majorité à l’Assemblée Nationale cherche à torpiller le processus, à violer la loi et à satisfaire les partis politiques de la majorité en leur accordant 9 sièges à la CENI et un à l’opposition. Cet esprit est contraire à la loi N°06-044/du 4 septembre 2006 portant loi électorale notamment en son article 4 qui dit que la Commission Nationale Electorale Indépendante est composée au niveau national de quinze (15) membres répartis comme suit :
    Dix membres désignés par les partis politiques suivant une répartition équitable entre les partis politiques de la majorité et ceux de l’opposition. Les cinq autres reviennent aux organisations de la société civile. A l’article 7 de cette même loi, il est dit que cette désignation doit intervenir dans un délai de 15 jours à compter de la date de notification de la lettre du MATCL par laquelle les partis sont invités à communiquer les noms de leurs représentants.
    Les partis de l’opposition (SADI, BARA, UNPR, ADCAM, RJP, CD, RDR, MPLO, CNU) ont déposé une liste de cinq noms pour la CENI mais le Ministre de l’Administration et les partis de la majorité ne l’entendent pas de cette oreille et cherchent à nous imposer un siège et cela de manière unilatéral sans aucune considération de la loi ni du dialogue respectueux entre acteurs en compétition.
    Les partis politiques de l’opposition useront de tous les moyens légaux pour que la CENI ne soit pas prise en otage par le MACT et les partis politiques qui le soutiennent afin que les élections avenir bénéficient d’une certaine dose de transparence. Lire ci-joint la déclaration liminaire à la Conférence de presse de l’opposition du mercredi 10 aout 2011.
  4. Le fichier électoral : Le fichier électoral propre et crédible est une condition indispensable pour des élections
    transparentes, sincères et incontestables. La classe politique malienne a depuis 1992 fait de la confection d’un fichier électoral une préoccupation majeure. Mais depuis 1992 la classe politique au pouvoir n’est préoccupée que pour avoir le système qui lui garanti la continuité de son pouvoir et la domination des autres composantes de la Nation. Les gouvernements successifs ont démontré leur incapacité et insouciance pour mettre à la disposition de notre démocratie un fichier électoral digne de ce nom. La classe politique dominante, qui gouverne avec ses alliés circonstanciels et d’intérêts partagés, a mis en place un système de corruption, de fraude électorale, d’achat de conscience, de confiscation des cartes d’électeurs après les avoir inscrits de manière fictive sur le fichier et ne prendra aucun risque en changeant cette technologie de fraude qu’elle a conçue et qui est tolérée par l’administration chargée d’organiser les élections et les CENI successives qui ferment les yeux sur toutes ces magouillent et fraudes, d’ailleurs dénoncées après coup par le Président de la cour Constitutionnelle sortant, Mr Salif Kanouté, ainsi que d’autres acteurs ayant vécu le système de l’intérieur.
    Le Gouvernement du Mali vient d’investir des milliards dans le Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) et a suscité ainsi beaucoup d’espoir auprès des populations qui pensaient que pour une fois les tenants du pouvoir allaient rentabiliser les fonds du contribuable malien en mettant en place un fichier garantissant des élections honnêtes crédibles. Mais c’est sans compter sur la mauvaise foi de ceux qui ne comptent que sur la fraude pour gagner et perpétuer le système de surfacturation, d’achat de députés et d’autres élus, le placement de leurs hommes ou femmes au sein du gouvernement ou des institutions de la république et aux autres postes de décisions et de ressources. C’est devant cette incapacité que le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a convoqué la classe politique pour l’informer de la non opérationnalité des données du RAVEC et de l’impossibilité de les utiliser pour le processus électoral de 2012. Le Parti SADI a rappelé la responsabilité historique du Gouvernement dans la préparation et organisation des élections. Nous avons rappelé que depuis 20 ans notre Peuple attend des élections transparentes reposant sur un fichier électoral propre et réduisant considérable la fraude. Nous tenons à mettre le Gouvernement devant ses responsabilités. Nous ne pouvons pas participer à la mise en place, à moins de 8 mois des élections générales, d’un fichier électoral dit « consensuel » et être ainsi complice de trahison des espoirs de notre Peuple.
    Le Gouvernement du Mali est expert dans la négligence des priorités démocratiques. Depuis 1992, les élections apparaissent au Mali comme une formalité, un jeu de passage de témoin à un candidat capable de protéger les arrières du « Prince sortant ». La nécessité de préparer des élections sans fraude ne constitue pas une préoccupation de nos dirigeants et de la classe politique qui les soutien. C’est ainsi qu’après avoir englouti des milliards dans le RAVEC, et voyant que ses résultats ne garantissent pas le passage en force du « candidat désigné », le RAVEC est mis de coté pour inventer un fichier consensuel comme si c’est toute la classe politique qui est responsable de l’organisation d’élections transparentes ou comme si les maliens ne regrettaient pas tout le mal que le consensus a fait dans ce pays. Alors le MATC s’efforce aujourd’hui à faire participer les bénéficiaires d’un fichier électoral à sa confection pour qu’ils soient coresponsables de la débâcle et des fraudes à grande échelle qui se préparent. Notre Parti tient à remettre les choses à leur place en précisant que le Gouvernement devait tirer les leçons des preuves apportées par le Député SADI Dr Oumar MARIKO lors de l’interpellation du MATCL après les élections communales de 2009 pour se ressaisir et donner au Peuple malien ce qu’il mérite : des élections incontestables, transparentes, sincères et crédibles. Ceci n’est possible qu’à partir d’un fichier basé sur les technologies biométriques et audité, et par une production de cartes d’électeurs infalsifiables avec photo d’identité incrustée. C’est là l’exigence des élections démocratiques qui garantissent que le citoyen le mieux apprécié par le peuple soit élu président, député ou conseiller. Cette situation préoccupe le Parti SADI et nous demandons à tous les militants et patriotes de rester mobiliser pour que cette exigence soit imposée au gouvernement et aux partis politiques qui le soutiennent.
    Nous devons nous organiser au niveau des comités, des sections, des coordinations, du Comité Central et du Bureau Politique pour barrer la route à la fraude qui se prépare et à laquelle participent comme toujours les partis qui règnent sur le Mali depuis 1992. Nous devons mobiliser les masses populaires, les militantes et militants, les patriotes et tous ceux qui rêvent d’un Mali démocratique avec des élections crédibles afin de refuser et rejeter ce qui se prépare : Nous imposer un « candidat choisi pour continuer le boulot ». La mobilisation générale de toutes les forces du progrès en 2011-2012 est la seule issue pour changer le plan de ceux qui nous gouvernent.
  5. La situation en Libye : L’impérialisme ne reculera jamais devant l’appât du gain. L’impérialisme, camarades, un système violent, ayant bâti son pouvoir sur la violence, le sang, la sueur des travailleurs et les larmes des Peuples. La domination des Peuples constitue sa source de richesses. C’est pour cette raison que la coalition impérialiste a planifié depuis longtemps une guerre de reconquête et de revanche contre le Peuple libyen. Depuis six mois ce Peuple et sa Révolution résistent et remportent des victoires éclatantes contre les agresseurs français, italiens, américains de l’OTAN et de l’Union Européenne. C’est la guerre du pétrole car le capitalisme traverse une crise fatale. Après la défaite en Afghanistan, au Pakistan et en Irak, il se tourne vers le Libye du Colonel Mouamar El Ghadafi pour s’assurer d’une source d’approvisionnement en pétrole aux portes de l’Europe et avec un pouvoir aux ordres de l’occident. Les contrats sont déjà signés avec le groupe CNT fantoche et apatride. Les factures de cette guerre injuste seront payées par le Peuple meurtrit de Libye. Mais la résistance héroïque du Peuple libyen mettra fin au plan préparé par l’Union Européenne pour dominer le tiers monde et s’approvisionner sans frais en matières premières pour relancer la machine capitaliste inhumaine, vieillissante et décadente. Ce que l’Union Européenne ne sait pas ou ne comprend pas c’est que les Peuples ont tout compris et ne se laisseront pas faire.
    Le Parti SADI manifeste une solidarité sans faille avec le Peuple et la Révolution libyenne. Nous sommes convaincus que la Libye sera un autre Viet Nam, un autre Afghanistan, un autre Irak et un autre Cuba pour l’Union Européenne et l’OTAN.
    Le Bureau Politique de SADI demande à tous les militants et patriotes maliens de prendre des initiatives pour manifester leur solidarité envers ce peuple frère agressé. Nous devons aussi soutenir toute initiative dans ce sens. Nous devons rester mobiliser car après la Libye c’est certainement la Syrie et ensuite l’Iran. Nous savons tous, quelle haine l’occident capitaliste nourrit pour le Peuple iranien qui refuse l’humiliation depuis la Révolution Islamique. Lire ci-joint les déclarations du Parti SADI sur la situation en Libye.
    Le Bureau Politique demande à toutes les structures du Parti d’organiser des réunions et des espaces d’échange avec les militantes et militants ainsi que les forces sociales engagées à sauver notre démocratie, pour échanger et analyser la présente circulaire afin de prendre des dispositions pratiques pour sa mise en œuvre. Nous devons nous mobiliser pour constituer un véritable rempart contre la fraude et donner une riposte déterminée aux fraudeurs. Nous devons et voulons être à la hauteur de cette lutte qui nous est imposée. Notre démocratie n’est pas un cadeau, elle a été chèrement acquise au prix du sang des martyrs et nous la défendrons quelqu’en soit le prix.
  6. 

Fait à Bamako, le 20 aout 2011

Pour le Bureau Politique

Le Président

Cheick Oumar SISSOKO

 

Par NOUVELLE RACE AFRICAINE
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